Les scientifiques ont découvert 500 millions d’hectares de forêts dont on ignorait l’existence !

Des scientifiques ont trouvé un demi-milliard d’hectares de forêts dont on ignorait l’existence jusqu’à aujourd’hui. Il s’agirait d’un défaut de détection de la part des satellites.

Plus précisément, il s’agit de 467 millions d’hectares de forêts retrouvés en milieu aride, dont il n’a jamais été fait mention dans la littérature scientifique tout simplement parce que l’humanité ignorait leur existence. Parmi les chercheurs à l’origine de la découverte, il y a Jean-François Bastin, un chercheur belge en écologie forestière pour l’Organisation des Nations Unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO) et l’Université Libre de Bruxelles (ULB).

« Nos résultats et notre méthode apportent de nouvelles informations pour mieux comprendre les incertitudes actuelles dans le bilan carbone de la planète », explique l’expert.

L’étude en question a reçu le soutien de Google au niveau des données satellites mises à disposition des scientifiques, dont la méthode a permis une meilleure qualité d’observation. Les recherches ayant fait l’objet d’un communiqué de l’ULB le 12 mai 2017 (PDF en français/4 pages) ont permis de comprendre que 1 079 millions d’hectares de forêts couvraient les zones arides, soit 467 millions d’hectares de plus que les précédentes estimations. Il s’agit tout de même d’une hausse de 10 % de la surface boisée à l’échelle mondiale ! Il semblerait que la plus nette progression se situe sur le continent africain où les forêts présentes en milieu aride ont doublé.

« C’est en effet surprenant de mettre encore en évidence aujourd’hui des superficies de forêt non rapportées précédemment pour une surface équivalente à la forêt amazonienne », poursuit Jean-François Bastin.

Nous le savons bien, les arbres jouent un rôle très important pour la captation et la transformation du dioxyde de carbone (CO2). Ainsi, puisque les chercheurs ont découvert de nouvelles surfaces boisées, l’estimation de la présence de ce gaz pourrait être revue à la baisse, ce qui chamboulerait quelque peu les modèles établis jusqu’ici.

Enfin, ces recherches devraient être une motivation supplémentaire pour redoubler d’efforts afin de protéger et restaurer les forêts dans le but de lutter de manière plus efficacement contre la désertification et le réchauffement climatique.